FDSEA 11 Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles de l'Aude

Bilan de la journée élevage à Saint-Papoul

Elevage : cause nationale 

Sur l'exploitation de Jean Yves Carpentier – Le Bois Jacquet 11400 Saint Papoul

Avec un jour d'avance sur la mobilisation nationale, les éleveurs audois étaient présents, ce jeudi, sur l'exploitation de Jean Yves et Françoise Carpentier à Saint Papoul. Au côté des responsables élevage FDSEA : Nicolas Lassalle, Bernard Martin, Xavier Picot et Alfred Vismara, plusieurs personnalités avaient fait le déplacement : différents conseillers généraux des secteurs d'élevage, Serge Ourliac le maire de St Papoul mais aussi Jean François Desbouys,  le nouveau directeur de la DDTM.

Les représentants professionnels élevage ont fait le point des difficultés rencontrées et des pistes d'amélioration possibles.

Sur les aspects économiques  :

  • Hausse des coûts de production, en particulier des prix de l'alimentation animale, mais aussi des coûts énergétiques. Priorité absolue de pourvoir répercuter les hausses.
  • Etiqueter l'origine de la matière première : FNSEA et JA militent pour une généralisation de l'étiquetage du pays d'origine, sur les produits bruts comme les matières premières utilisées comme ingrédients.

Sur la règlementation et les normes :

  • Simplifier les normes environnementales et arrêter la surenchère réglementaire : bien être animal, écologie…
  • Modifier la délimitation des zones vulnérables pour exclure toutes les zones où les concentrations en nitrate dans l'eau sont suffisamment faibles ;
  • Régionaliser les mesures agro-environnementales ;
  • Abandon du projet de révision de la délimitation des zones défavorisées simples. (les élevages audois se situant en majorité en zone défavorisée ou en zone de montagne).
  • Maintien et  revalorisation des primes liées à ces zones difficiles.

Pour l'avenir : investir pour sécuriser

  • Favoriser l'installation de jeunes sur des élevages viables, vivables, diversifiés, durables et transmissibles ;
  • Aider les éleveurs à investir dans la génétique, véritable levier de performance et rentabilité des exploitations,
  • Accompagner la compétitivité et la modernisation des entreprises d'abattage et de transformation, ex : abattoir de Quillan, outils indispensables à toutes les démarches de circuits courts.
  • Limiter la consommation des espaces agricoles : golfs, parcs photovoltaïques, plantation de forêts… les terres agricoles de la Montagne Noire disparaissent trop vite.

Sur l'évolution de la PAC : redonner des perspectives à l'élevage

La future PAC devra accompagner les efforts des éleveurs, une ambition pour l'élevage et une réelle politique économique pour ces filières. Le soutien devra être adapté à la situation de l'élevage et surtout aux spécificités de nos régions à handicap, comparé aux grandes régions d'élevage.

Nos élevages sont à taille humaine, bien répartis sur tout le territoire et notamment dans les zones difficiles. Ils permettent le maintien d'une population et d'une activité en milieu rural : écoles, installations, commerces … Ils valorisent les surfaces permanentes extensives, certes à faible productivité, mais participent ainsi pleinement au maintien d'espaces ouverts et à la prévention des incendies. La production de nos élevages s'est grandement tournée vers la valorisation : démarche qualité, circuits courts, distribution locale, transformation à la ferme… Laissons les éleveurs audois travailler et vivre !

La rencontre s'est poursuivie par un repas autour de produits locaux: salade lauragaise, agneau de la montagne noire, haricots de Castelnaudary, fromage de la Piège, pommes de Castelnaudary, vin Malepère et mis en oeuvre par l’association Mangeons Lauragais. Un bon moyen de montrer que notre agriculture et notre élevage sont riches.