FDSEA 11 Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles de l'Aude

Les audois à Paris le 23 Juin

Une dizaine d'éleveurs audois (FDSEA et jeunes agriculteurs) n'ont pas hésité à stopper leurs foins, pour monter à Paris et participer à la mobilisation nationale pour l'élevage français à l'initiative de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Objectif : montrer que les éleveurs sont fiers de leur métier et ont une production de qualité à travers toutes les régions de France.

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Récit d'un de ces éleveurs à Paris.

Nous sommes partis samedi soir en bus avec nos collègues ariègeois. Durant le trajet (de nuit), ça discute, ça papote, mais de quoi ?  D'élevage bien sûr, des conditions météos et des prix (pas très bons ni l'un ni l'autre….), des foins (qu'on n'arrive pas à faire)…. La nuit passe et nous approchons de Paris.  6 heures du matin : il est temps de déjeuner.  Petit déjeuner complet bien sûr: saucisse, pain et 1 tomme entière de fromage ariègeois. Et nous terminons le trajet pour descendre du bus sous la tour Montparnasse à 7h30 dimanche matin. Nous y retrouvons des bus arrivant de toutes les régions françaises, mais aussi les animaux prêts à défiler. Après un court briefing, et la distribution des casquettes, des tee-shirts et des drapeaux, nous voilà prêts à défiler. A 10 heures, après les discours des représentants de chaque filière, lait, bovins viande, ovins, porcins…. le cortège se met en place. Les tracteurs ouvrent la route, puis les vaches, les régions Est et Centre suivent. Vient ensuite notre tour, avec nos moutons et nos régions du Sud. Languedoc Roussillon, PACA, Midi Pyrénées.  L'ouest de la France fermera le cortège. Nous ferons 2,5 kilomètres pour arriver sur l'Esplanade des Invalides où nous goûterons le bœuf à la broche préparé par les éleveurs de Midi Pyrénées. 18 heures, nous laissons la capitale et repartons vers le Sud, que nous atteignons après une nouvelle nuit dans le bus.

Bien sûr,  2 nuits dans un bus, ce n'est pas du repos, bien sûr nous avons laissé notre travail pour participer à cette mobilisation. Mais nous avons aussi pu expliquer à de nombreux parisiens, notre vie d'éleveur, nos soucis, nos inquiétudes et ils on été plutôt réceptifs. Il faut maintenant que les pouvoirs publics les entendent aussi.