FDSEA 11 Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles de l'Aude

Naissance du syndicalisme dans l’Aude

les boeufs du Lauragais Fédérations Départementales des Syndicats d'Exploitants Agricoles

La création du premier syndicat correspond à une nécessité économique et professionnelle ressentie par les agriculteurs de s'organiser.

  • En 1881, le ministre des Affaires Etrangères, dans un discours adressé à des agriculteurs de Versailles, déclare « Je vous conseille de ne pas compter beaucoup sur l'Etat… Je vous engage à compter beaucoup sur vous-mêmes et rien que sur vous. »

Dans ces conditions, les agriculteurs confrontés au coût des progrès techniques et simultanément, à une chute des cours pour leurs produits, cherchent à se protéger en se regroupant en « syndicats ».

Le premier Syndicat des agriculteurs est crée en Loir et Cher en 1883, dont les objectifs recherchés sont les suivants :

« Les syndicats sont des associations de personnes ayant des intérêts identiques, une cause commune à défendre ».

 


Le syndicalisme dans l'Aude

21 Mars 1884 : Loi fondamentale des Syndicats Professionnels

C'est la loi du 21 Mars 1884 qui a autorisé et rendu licite les Associations Corporatives que les lois de la période révolutionnaire interdisaient

Le projet soumis au Parlement définissait le Syndicat comme : « Une Association de personnes exerçant la même profession, des métiers similaires ou des professions connexes concourant à l'établissement de produits déterminés ».

9 Novembre 1885 : fondation du Syndicat Agricole de Castelnaudary

bulletin du syndical agricole

Créé en 1888, il a fait suite à une série de circulaires périodiques pendant les deux années précédentes. Bulletin de liaison adressé à tous les Adhérents, c'est un moyen d'information sur les activités diverses du Syndicat : comptes-rendus réguliers de réunions du Conseil (Chambre syndicale) et des Assemblées générales annuelles, mercuriales sur les fournitures, mais aussi sur les marchés locaux des produits agricoles, enfin textes agronomiques, ou économiques ou sur la vie des autres Institutions Agricoles.

23 Juin 1947 : La Coopérative Agricole Lauragais d'Approvisionnement est constituée (C.A.L.A). Le 30 Juin le syndicat agricole est dissous et ses biens sont dévolus à la C.A.L.A

Le Syndicat ayant été dissous, la représentation et la défense des agriculteurs sont animés désormais par la Sous-Fédération des Syndicats d'Exploitants de la région de Castelnaudary, présidée par Maurice GELI. La Fédération départementale est à Carcassonne, présidée par Etienne RIVES.

  • 1949 : fusion des 5 coopératives de Castelnaudary (Approvisionnement, stockage et vente grains, Travaux, Lait, Semences) et création de la Coopérative Agricole Lauragais (C.A.L)
  • 1957 : le Syndicat se structure. Il englobe maintenant diverses sections spécialisées, baux ruraux, employeurs, défense sanitaire du bétail, etc
  • 1958 : auprès du Syndicats des Exploitants Agricoles se constitue un « Cercle des Jeunes Agriculteurs ». Louis THOMAS en est le premier Président
  • 1967 : le Syndicat des Exploitants élit un nouveau Président : René CONDOURET, agriculteur à Montauriol

Source : La Terre, le Vent, les Hommes – 1885-1985 – Jean PIAT

Trois périodes ont caractérisé ce siècle d'agriculture :

  • De la fondation à la fin de la Grande guerre : le Syndicat se met en place. Il atteint toutes les limites de son territoire et il sécrète des idées et des réalisations mutualistes généreuses, tout en approfondissant son action propre dans le domaine économique
  • Entre les deux grands conflits mondiaux, le Syndicat met en place et élève ses propres enfants : des Coopératives ayant chacune son objet particulier
  • Après la Libération de la France, ces coopératives n'en forment plus qu'une seule, à vocations aussi multiples que les besoins du pays. Dans le même temps, le Syndicat, les Mutuelles, le Crédit poursuivent parallèlement leur propre développement.

“[…] Ce que je voudrais, moi, retenir, se nomme « continuité des hommes à travers les générations ». Je la retiens parce que cette continuité me semble particulière à notre Lauragais et qu'elle constitue sans doute la force de son agriculture. […]”